Les séjours d'Aristide Briand à Cocherel (Eure)


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Briand a découvert lors d'une partie de chasse, le petit hameau de Cocherel (commune d'Houlbec-Cocherel) en 1909.

Il séjourne d'abord au Bureau de tabac-Auberge de Mme Quérolle, en toute discrétion, se faisant appeler M. Bertrand, un parisien ordinaire aimant passer ses dimanches à la campagne.

Il réussit à préserver cet anonymat durant quelques années, jusqu'au jour où il fut reconnu par un couple de Parisiens, en automobile, qui s'était arrêté devant l'auberge et reconnut le ministre en train de déjeuner.


 


Se plaisant beaucoup à Cocherel, Briand achète une première maison normande au toit de chaume, puis une ferme, puis plusieurs propriétés...

A sa mort en 1932, il était propriétaire de 700 hectares à Cocherel et aux environs.

 

Cocherel (Eure) - "Les Hulottes", fermette de 14 ha qu'Aristide Briand acquiert à la veille de la Grande Guerre.

"La maison d'habitation à un étage, rustique à plaisir, ses fenêtres à petits carreaux et sa haute toiture revêtue de tuiles s'agrémente de larges lucarnes. Une grande cour close de bâtiments ruraux, laisse surgir au fond, un pigeonnier circulaire, mince tourelle au toit pointu, cacahnt sous d'épaisses frondaisons, son origine seigneuriale" (Alphonse-Georges Poulain, Notes documetnaires sur Cocherel et les séjours d'Aristide Briand, Pacy-sur-Eure, Imprimerie de "la vallée d'Eure". [s.d.], p. 8).

 

Le portail est orné de deux "hulottes" en pierre, sculptées à la demande de Briand.

 

Cocherel - La salle à manger des "Hulottes"


 

Chaumière normande faisant partie de la première résidence d'Aristide Briand à Cocherel.

Face aux "Hulottes", de l'autre côté de la route, s'élève la "maison normande", charmant rez-de-chaussée à pans de bois envahi par la vigne vierge, offrant avec sa porte d'entrée revêtue de chaume, ses lucarnes et son toît de vieilles tuiles, un refuge propice à la rêverie. Un petit jardin de quelques mètre de largeur, ombragé de saules, longe la rivière aux abords de laquelle s'amarre encore le bâteau de pèche préféré. C'est au balcon en charpatente d'un petit pavaillon situé à 40 mètres de la "maison normande", immédiatement le long de l'Eure, que le président se plaisait à pêcher à la ligne". (Alphonse-Georges Poulain, op. cit., p. 8-9).

Cocherel - Le pavillon de pêche d'Aristide Briand.


"Dès que Briand pouvait s'échapper des soucis de la politique, il venait à Cocherel en automobile. Généralement, il y arrivait le samedi, quelquefois le vendredi de chaque semaine. Très souvent il en repartait le dimanche, se rendait à Ouistreham, petite plage du Calvados où il se plaisit à pêcher, car la mer l'attirait autant et lui rappelait les beaux jours de sa jeunesse. [...] A Cocherel et aux environs, tous l'appelaient "Monsieur le Président" et il ne protestait pas. [...] A Cocherel, M. le Président affectait une grande simplicité et se transformait immédiatement en gentilhomme-farmer, visitant ses métayers, s'informat de l'état de ses récoltes. Entrant dans les étables, il passait la main sur l'échine de ses boeufs et de ses chevaux de labour, jetant partout l'oeil du maître en parfait connaisseur des choses de la terre" Alphonse-Georges Poulain, op. cit., p. 13-14).


"Au-delà du pont d'où l'on peut jeter un rapide coup d'oeil sur la section de Cocherel bâtie sur la rive gauche de la rivière, se trouve ici une très belle "maison" de M. Briand, baptisée par celui-ci "La Ramière". Le maître transforma cette ferme en agréable propriété d'agrément, sorte d'élégante villa flanquée d'un pavillon au toît pyramidal. La façade ouest donne sur de vastes herbages où joue la blancheur de pieux et traverses de clôture en cirment armé, tranchant avec le tapis vert des prairies. Une avenue sablée fermée de hautes barrières blanches, aboutit à la route d'Evreux, formant porte d'honneur de "La Ramière". Des jarfins fleuris, des maisonnettes, de nombreux magasins, garages et autres bâtiments constitueznt le groupe agricole" (Alphonse-Georges Poulain, op. cit., p. 9).

 

Cocherel (Eure). "La Ramière", dernière résidence d'Aristide Briand, Ministre des Affaires étrangères.


 

 

Cocherel - "La Chébuette" (petite chouette), ancien presbytère.


Briand acquiert en 1926 la ferme de la Cailleterie, d'une quarantaine d'hectares, située sur le Plateau, à 2km de Cocherel environ. Le prix Nobel de la paix permet d'en financer l'achat et la rénovation.

 

Cocherel - La Cailleterie, ferme d'Aristide Briand.

 


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Pour en savoir plus :

Site de la mairie d'Houlbec-Cocherel